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La Chine change de têtes, pas de visage

 

(04/11/2012)
 


 


Ultime session du Comité central sortant, hier à Pékin, avec notamment Wen Jiabao (3e à gauche), Hu Jintao (au centre) et Xi Jinping (tout à droite). (Photo Li Xueren. Xinhua. AP)


 

Analyse

 

Réuni à partir de jeudi pour son XVIIIe congrès, le Parti communiste chinois désignera notamment le successeur de Hu Jintao.

La ligne politique, elle, ne devrait que peu varier.

Par PHILIPPE GRANGEREAU

 

Nouvelle puissance mondiale, la Chine, va renouveler cette semaine son équipe dirigeante. Le XVIII e congrès du Parti communiste, qui s'ouvre jeudi, entérinera ce changement de politburo, le premier depuis dix ans. Le secrétaire général, Hu Jintao, devrait être remplacé par Xi Jinping (lire pages 4-5), promis également à la présidence du pays en mars. Pourtant, les modalités de cette importante transition demeurent aussi mystérieuses qu'un conclave de cardinaux dans la chapelle Sixtine. «Le système politique chinois est totalement secret, observait récemment le sinologue australien Geremie Barmé. Tout le monde spécule, mais personne ne sait réellement ce qui se passe à l'intérieur.» Le régime à parti unique a certes réussi à élever de manière spectaculaire la Chine au rang de seconde puissance économique mondiale (début 2012) ; mais elle y est parvenue sans se départir ni de son culte du secret ni de ses méthodes despotiques.

Ouverture. La volonté du contrôle du parti unique, fort de 80 millions d'adhérents, demeure obsessionnelle : le tout premier taïkonaute, Yang Liwei, qui, comme ses 13 autres confrères est membre du PCC, a annoncé la semaine dernière son intention de créer une cellule du Parti dans la station spatiale chinoise. «Nos membres rempliront les mêmes fonctions que sur Terre», a-t-il déclaré à l'agence Chine nouvelle, sans la moindre pointe d'humour. Le succès des «réformes économiques» lancées au début des années 80 a toutefois consisté pour le Parti à brider sa soif de contrôle dans ce domaine particulier qu'est l'économie.

L'ancien leader Deng Xiaoping s'était rendu compte que dans ce secteur, moins le parti s'ingère, mieux les choses fonctionnent, et qu'il vaut donc mieux réduire l'espace totalitaire et «permettre à certains de s'enrichir avant d'autres». Cette politique s'est accompagnée d'une ouverture sur l'étranger, car ce capitalisme qui ne dit pas son nom a besoin de capitaux et de savoir-faire. «La Chine a admirablement bien négocié son entrée à l'OMC [Organisation mondiale du commerce, ndlr], en profitant de la naïveté de l'Occident, souligne le sinologue Jean-Luc Domenach (lire ci-contre). Pour arrimer ce pays à son monde, l'Occident l'a aidé, lui a donné sa technologie, ou se l'est laissée voler, et l'a laissé dévorer ses marchés.» La hausse du niveau de vie a été fulgurante. D'une part parce que le pays partait de très bas - aujourd'hui encore, plus de 100 millions de Chinois vivent avec moins d'un dollar par jour -, et d'autre part parce que l'appareil coercitif a été mis au service de la compétitivité. L'interdiction des syndicats libres et des grèves garantit des salaires bas. La croissance, de 10% l'an en moyenne depuis trois décennies, fait que le revenu moyen des Chinois est désormais comparable à celui des Thaïlandais.

«Famille». Au début des réformes, en 1980, la Chine était exsangue. Les trente premières années de la République populaire, caractérisées par une volonté féroce de collectiviser et d'uniformiser, n'avaient été qu'une gigantesque catastrophe, qui s'était soldée par la mort de faim d'une cinquantaine de millions de Chinois, ainsi que par la persécution de la population et de ses élites au cours de frénétiques purges idéologiques. Tous les hommes aujourd'hui au sommet du pouvoir ont pour point commun d'avoir été victimes des folies maoïstes et d'avoir rejeté la politique radicale de Mao.

«La nouvelle légitimité du Parti auprès des Chinois est précisément d'avoir renié le communisme. En réalité, c'est une idéologie que les Chinois ont toujours profondément détestée», assure Wang S., un ingénieur à la retraite. Les institutions léninistes du Parti demeurent intactes. Mais, à cheval sur le tigre capitaliste, celui-ci peut difficilement en descendre. Il a dès lors méticuleusement identifié les dangers qui le guettent et, à chaque nouvel espace de liberté rendu nécessaire par l'efficacité économique, il a associé une mesure correctrice spécifique. Au risque de voir les nouveaux nantis et les industriels financer une opposition, comme ce fut le cas pendant le mouvement prodémocratique de 1989, le PCC a d'un côté coopté les entrepreneurs privés en leur permettant (depuis 2002) d'intégrer ses rangs ; de l'autre, il a créé des cellules dans les entreprises.

Le PCC a également mis en place un processus de succession dans lequel la loyauté à la «famille du Parti» est un critère essentiel. Ce n'est pas un hasard si le futur leader, Xi Jinping, est fils d'un ancien compagnon de Mao. Pour parer au risque de voir la nouvelle classe moyenne contester publiquement le régime, l'actuel numéro 1, Hu Jintao, a créé une police dédiée à contenir la liberté d'expression des internautes, le Web étant le principal moyen par lequel celle-ci s'exprime.

Toutes ces mesures, dites de «gestion sociale», coûtent cher : le budget affecté à la sécurité intérieure a dépassé cette année celui de l'armée. Afin de dissuader l'intelligentsia idéaliste de profiter de ces nouveaux espaces de liberté, le Parti fait périodiquement des exemples : Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix, a été condamné à onze ans de prison. Cet écrivain n'avait fait que demander le respect de la Constitution - censée garantir la liberté de parole.

Il a aussi fallu se prémunir contre le danger de voir l'Occident, et en particulier le client américain, revoir son partenariat lucratif pour des raisons de violations des droits de l'homme. Jusqu'en 2001, Washington soumettait ce statut (clause de la nation la plus favorisée) à une revue annuelle. Ce n'est donc pas un hasard si, en 2010, le Premier ministre, Wen Jiabao, est allé entretenir auprès des Américains l'espoir d'une démocratisation de la Chine, en livrant à CNN des propos presque identiques à ceux du dissident Liu Xiaobo : «Je crois que la liberté de parole est indispensable pour tous les pays, les pays développés comme ceux en voie de développement. La liberté de parole est d'ailleurs dans la Constitution chinoise.» Pas la moindre de ces déclarations n'a été publiée en Chine. La crédibilité du Premier ministre, qui donne de lui une image d'homme du peuple, a été réduite à néant par une récente enquête du New York Times qui a révélé, fin octobre, que sa famille possède une fortune de 2,1 milliards d'euros - à peu de chose près autant que l'homme le plus riche de Chine.

«Corruption». Le système, alliant pouvoir et argent, prend des airs de ploutocratie : les 70 plus riches députés de l'Assemblée populaire, presque tous membres du Parti, possèdent selon les calculs de l'agence Bloomberg une fortune cumulée de 69,9 milliards d'euros. C'est 12 fois plus que le patrimoine combiné de l'ensemble des 535 membres du Congrès américain. «La corruption est telle que désormais, il existe une haine populaire très forte à l'égard des fonctionnaires et des riches», diagnostique l'historien Yang Jisheng. Pour une partie de la population, la Chine serait même mûre pour une nouvelle révolution. «Le fait que 200 familles contrôlent les 200 plus grands groupes du pays est un secret de polichinelle», expliquait l'été dernier l'économiste Ren Jiantao, disant craindre une paralysie du système. En Chine, le poids des intérêts acquis serait tel que, selon lui, «des réformes politiques ou de nouvelles réformes économiques, pourtant indispensables, sont devenues très difficiles à réaliser». «Le Parti doit continuer de créer des miracles de prospérité, quitte à falsifier les chiffres des statistiques, poursuit l'économiste, car le taux de croissance et la légitimité politique sont intimement liés.»

Si les choses tournent mal et qu'il se sent menacé, l'inextinguible volonté de contrôle du PCC reprendra le dessus, quitte à imposer une forme de loi martiale - comme c'est le cas depuis quatre ans au Tibet, fermé aux observateurs. Mais, pour l'heure, le Parti est persuadé que le singulier contrat social qu'il a passé avec sa population lui permettra de rester au pouvoir - comme le dit l'un des slogans officiel du congrès - «pendant encore 10 000 ans».

 
 
 

 

 

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