Afrique-Chine, Relations sino-africaines: Information, Réflexions, Etudes et Stratégies


Afrique-Chine, Relations sino-africaines: Information, Réflexions, Etudes et Stratégies


  AccueilArchivesQui nous sommesContactEnvoyer vos articlesFRANÇAISENGLISHITALIANO



  Relations sino-africaines : Information, Réflexions, Etudes et Stratégies 
                       Rechercher :

ACTUALITE ECONOMIE POLITIQUE CULTURE FORUM SINO- AFRICAIN CHINE MULTIMEDIA BUSINESS IN CHINA BUSINESS IN AFRICA


Bienvenue sur afriquechine.net     -      Afrique - Chine      -       www.afriquechine.net     Le rendez-vous des relations Sino-Africaines sur internet: Information, Réflexions, Etudes et Stratégies...       Tout sur la coopération entre la Chine et l'Afrique..
 
Afrique-Chine, Relations sino-africaines: Information, Réflexions, Etudes et Stratégies
Afriquechine.net - les relations sino-africaines et la géopolitique chinoise sur le net: information, réflexions, études et stratégies - afriquechine.net

Chine, le pays en bref  


 

Les Fêtes traditionnelles chinoises

 


 

Les fêtes traditionnelles chinoises sont riches et remontent très loin dans l'histoire. Elles font partie de la culture brillante de la nation chinoise.

La plupart des fêtes prirent forme embryonnaire sous la dynastie des Qin (221-206 av. J.-C.) qui fut la première dynastie unifiée au pouvoir centralisé de la Chine. Vers la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220), première période du grand développement du pays après son unification, les principales fêtes traditionnelles furent définitivement formées. Sous la dynastie des Tang (618-907), une des plus prospères périodes de l'histoire chinoise, les fêtes passèrent progressivement du culte primitif et du tabou mystérieux à la cérémonie de célébration et aux divertissements. Les activités de fête devinrent allègres, plus riches et variées. Avec le temps, certaines fêtes et leurs coutumes ont perduré, mais certaines ont disparu.

Le processus des fêtes traditionnelles est en réalité celui de l'accumulation incessante de l'histoire et de la culture d'une nation et d'un pays. A travers les fêtes traditionnelles, on peut apercevoir confusément les traces historiques de l'existence de la nation, le culte primitif, la superstition, les tabous, la vie champêtre, l'esprit du peuple et l'influence religieuse. Des personnages historiques sont devenus l'objet dont le peuple honore la mémoire pendant la fête ; les fêtes chinoises revêtent donc une signification historique profonde.

Plusieurs fêtes s'accordent encore avec l'astronomie, le calendrier, les mathématiques et surtout les périodes climatiques. Selon le calendrier lunaire chinois, l'année climatique se divise en 24 périodes et leur alternative régulière joue un rôle indicatif pour la production agricole. Les 24 périodes climatiques ont été précisées pour l'essentiel à l'époque des Royaumes Combattants (475-221 av. J.-C.).

La Chine est un pays ayant un vaste territoire et de nombreuses ethnies. Les différentes régions et les différentes ethnies ont, en plus de fêtes communes, leur propre fête. Même pour la même fête, les activités de célébration varient selon les différentes ethnies. Nous vous présentons ici seulement les principales fêtes et les us et coutumes s'y rapportant chez les Han. Dans la réalité, certaines fêtes des Han ont assimilé la culture d'autres régions et d'autres ethnies dans le processus de leur formation, devenant ainsi le précieux patrimoine culturel de toute la nation chinoise.

Fête du Printemps

Comme Noël dans les pays occidentaux, la fête du Printemps est la plus importante fête en Chine. C'est le jour de réunion de tous les membres de la famille. Les personnes qui ont quitté leur pays natal doivent rentrer chez elles. C'est pourquoi chaque année, plus d'une dizaine de jours avant la fête, le transport est plus intensif que jamais. Ces jours-là, des foules affluent comme vagues dans les gares, les stations d'autocars et les aéroports.

La fête du Printemps tombe le premier jour de l'année lunaire chinoise, qui est en retard d'environ une vingtaine à une trentaine de jours sur le Nouvel An du calendrier grégorien. Remontant à la dynastie des Shang (environ 17e-11e siècles avant notre ère), elle est née des activités qui consistaient à offrire un sacrifice aux divinités ou aux ancêtres au début de l'année.

Plus précisément, la fête du Printemps commence dans la première décade du douzième mois lunaire et dure plus de 30 jours jusqu'à la deuxième décade du premier mois de l'année lunaire suivante. Le soir de la veille de la fête et les trois premiers jours du premier mois sont les plus importants. A présent, l'Etat fixe les sept premiers jours du premier mois de lune pour les jours de congé.

La fête du Printemps possède plusieurs us et coutumes qui se maintiennent  
pour une partie aujourd'hui et s'affaiblissent pour une autre partie.

Le 8 du 12e mois de lune, il est d'usage de faire de la bouillie avec du riz glutineux, du millet, des jujubes, des graines de lotus, des haricots rouges, des pulpes de longane et des graines de ginkgo.

Le 23 du 12e mois lunaire est appelée aussi « petit Nouvel An ». Ce jour-là, on doit offrir traditionnellement un sacrifice au génie du foyer. Mais aujourd'hui, la plupart des familles préparent un repas copieux pour elles-même.

Après ce jour, les travaux préparatifs pour accueillir le Nouvel An lunaire commencent officiellement.

Toutes les familles commencent à faire l'achat du riz, de la farine de blé, du poulet, du canard, de poissons, de la viande, de fruits, de bonbons et de gâteaux ainsi que d'ornements. On achète également de nouveaux vêtements pour ses enfants et des cadeaux pour ses parents et amis.

Faire un grand nettoyage et faire une grande lessive sont également nécessaires.

Ensuite, on orne les chambres bien propres pour avoir une atmosphère de fête. On colle sur les chambranles des portes les devises parallèles calligraphiées sur les papiers rouges pour exprimer les vœux ou l'aspiration du maître de la maison au bonheur ; on colle aussi sur la porte le portrait du dieu gardien ou du dieu de la Fortune ou le caractère chinois renversé « bonheur » qui signifie l'arrivée du bonheur ; deux lanternes rouges sont suspendues à l'entrée de la maison ; des papiers découpés sont mis sur les fenêtres ; et des peintures de couleur vive donnant un sens propice sont accrochées au mur.  

La veille du Nouvel An lunaire est considéré comme le moment le plus important au cours duquel tous les membre de la famille prennent ensemble le dîner. Le repas est beaucoup plus copieux que celui des jours ordinaires. Le poulet, le poisson et le fromage de soja sont les plats indispensables, parce qu'ils signifient, selon l'homonymie du chinois, le bon augure et l'excédent de grains et d'argent. Après le dîner, on bavarde, parfois en regardant la télévision, surtout la soirée de gala organisée par la chaîne nationale.

Le 1er du premier mois de lune, les Chinois se lèvent aux aurores. Ils s'habillent de vêtements de fête, adressent leurs salutations à leurs parents et donnent à leurs enfants un peu d'argent comme étrennes. Pour les gens du  
Nord, lors du premier repas du Nouvel An, on mange habituellement des jiaozi (raviolis), et pour les gens du Sud, des gâteaux de riz glutineux. Parce que jiaozi signifie par homonymie « adieu à l'année qui s'achève et accueil de l'année qui arrive » et sa forme ressemble au lingot d'or antique ; et que l'homonymie du chinois du « gâteau de riz glutineux » signifie « tout va mieux d'année en année ». Du 1er au 5 de ce mois, les parents, amis, camarades de classe et collègues se rendent visite les us aux autres pour présenter leurs vœux de bonne année et échanger des cadeaux.

Lancer des pétards est l'une des traditions représentatives de la fête du Printemps. Les éclats des pétards peuvent chasser les démons et on prie, au son des pétards, pour la paix et le bonheur. Il est bien regrettable que depuis quelques années, le lancement des pétards soit interdit complètement ou partiellement dans certaines villes à cause de l'insécurité et de la pollution causée par les bruits et la fumée. On est alors contraint d'écouter les éclats des pétards émis par des cassettes ou ceux des ballons artificiellement crevés. Certaines personnes suspendent dans le salon des imitations de pétards.

L'atmosphère chaleureuse de la fête règne non seulement dans toutes les  
familles, mais également dans les rues. On assiste à la danse des lions ou du dragon, flâne au marché des fleurs ou va à la foire. L'animation dure jusqu'à la fin de la fête du Printemps le 15 du 1er mois de lune.

La Chine possède 56 ethnies, la date de la fête du Printemps chez les minorités ethniques est la même (ou proche) que chez les Han, mais les us et coutumes sont différents.

Fête des Lanternes
 
La fête des Lanternes arrive le 15 du premier mois lunaire (environ en février ou en mars). Elle est devenue une fête essentielle sous la dynastie des Han de l'Ouest (206 av. J.-C.-25).

Admirer les lanternes est l'une des plus principales activités de la fête. Sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220), le bouddhisme s'est répandu largement en Chine. Après avoir appris que les moines avaient coutume le 15 du 1er mois lunaire de regarder les reliques du bouddha et d'allumer des lampes pour saluer les génies, l'empereur a ordonné d'allumer aussi ce jour au soir des lanternes dans le palais impérial et les temples pour présenter ses respects aux génies. Depuis lors, ce rite bouddhique est devenu progressivement une grandiose fête populaire en Chine.

Aujourd'hui encore, lors de la fête des Lanternes, toutes les régions organisent une exposition de lanternes. On admire ces belles lanternes de différentes formes et les enfants s'amusent dans la rue, en tenant à la main une lanterne fabriquée par leur famille ou achetée dans le magasin.

Jouer aux devinettes qui sont écrites sur les lanternes est une activité  
populaire. Si on a trouvé le mot de l'énigme, on peut remporter un cadeau. Cette activité date de la dynastie des Song (960-1279). Jouer aux devinettes est un jeu intelligent qui fait valoir la sagesse des gens. Ce jeu a donc les faveurs du peuple chinois de toutes origines sociales.

Manger des boulettes de riz glutineux fourrées (appelées aussi tangyuan) est une  
coutume de la fête des lanternnes. On mêle respectivement des grains de sésame, des purées d'haricot rouge, des noix, des cacahouètes, des pâtes de jujubes d'une part et du sucre et de l'huile de l'autre part pour faire des boulettes. Ensuite, on les enveloppe dans la farine de riz glutineux. On peut les cuire, les frire ou les cuire à la vapeur. Le tangyuan sucré et parfumé symbolise la réunion et le bonheur de la famille.

Dans la journée, on organise des représentations artistiques : la danse des lions, la danse du dragon, la danse du bateau, la danse de yangge, la danse aux tambourins et la marche sur des échasses. Le soir, on admire en plus des lanternes des feux d'artifices magnifiques. Dans plusieurs villes, le gouvernement organise de tels feux. Dans la nuit de la première pleine lune, les feux et les lanternes qui éclairent la terre et la lune dans le ciel font ressortir l'un l'autre, donnant un paysage charmant.

Fête des Morts

La Pure Lumière, une des 24 périodes de l'année climatique, se situe entre le  
4 et le 6 avril. Dès son arrivée, la température commence à monter et les précipitations augmentent. En conséquence, c'est la période du labour et des semailles. Cependant, la Pure Lumière est non seulement une période climatique concernant les travaux agricoles, mais aussi une fête à la fois triste et joyeuse pour les Chinois.

D'abord, c'est le jour où l'on honore la mémoire des morts. Les Han et une partie des ethnies minoritaires offrent en ce jour un sacrifice à leurs ancêtres ou visitent la tombe de leur proche parent ou ami décédé. Ce jour-là, on ne fait pas la cuisine et on ne mange que des aliments froids.

Auparavant, le jour précédant la fête des Morts était la fête du Repas froid. Les gens dans l'antiquité l'ont prolongée à la fête des Morts. Avec le temps, les deux fêtes ont fusionné en une seule.

   
Pendant la fête des Morts, tous les cimetières sont comblés de visiteurs et les routes menant aux cimetières sont embouteillées. Aujourd'hui, les us et coutumes se sont simplifiés progressivement. On nettoie d'abord la tombe, ensuite offre des aliments, un bouquet de fleurs et quelques objets qui plaisaient au défunt de son vivant, on brûle des papiers et enfin on se recueillit une minute et on s'incline devant le défunt.

Au contraire de la tristesse, on partage aussi pendant la fête la joie et l'espoir apportés par le printemps. Le délicieux jour de printemps et le reverdissement des arbres et des herbes rendent la nature pleine de vie. Depuis l'antiquité, les Chinois ont pour tradition de faire une excursion de printemps au cours de la Pure Lumière. On peut voir de nombreux excursionnistes se promener dans des sites magnifiques ou simplement dans la campagne.

Jouer au cerf-volant est une autre activité très appréciée par les gens pendant la fête. On le fait non seulement dans la journée, mais aussi dans la nuit! Les petits lampions accrochés aux cerfs-volants scintillent comme les étoiles dans le ciel. On les appelle « lampes sacrées ».

Avant et après la fête, le taux de réussite de plantation d'arbres est le plus élevé. En conséquence, les Chinois ont pris l'habitude de planter des arbres à cette période. La fête des Morts était même appelée auparavant « journée de reboisement ». D'ailleurs, le 12 mars est la Journée nationale de reboisement légale de la Chine depuis 1979.

Fête des Bateaux-Dragon

Le 5 du 5e mois lunaire (environ en juin), les Chinois célèbrent la fête des Bateaux-Dragon, une des fêtes traditionnelles chinoises, qui possède une histoire deux fois millénaires...
   
L'origine de cette fête a plusieurs versions, parmi lesquelles, honorer la mémoire de Qu Yuan est la plus reprise. Qu Yuan fut ministre du royaume de Chu pendant la période des Printemps et Automnes (770-476 av. J.-C.). Il fut aussi un grand poète patriote. En effet, face à la pression du royaume puissant de Qin, Il proposa de faire prospérer le pays et de renforcer les forces militaires afin de résister à la menace de ce royaume. Mais sa proposition subit l'opposition des aristocrates ayant à leur tête Zi Lan. Par conséquent, Qu Yuan fut destitué de ses fonctions et expulsé de la capitale par le roi. En exil, il composa plusieurs poèmes illustrant ses sentiments inquiets sur le sort de la nation et du peuple : entre autres Li Sao (Nostalgie), Tian Wen (Interrogation posée au Ciel) et Jiu Ge (Chants aux sacrifiés). Ces poèmes sont immortels et ont une influence profonde. En 278 av. J.-C., l'armée du royaume de Qin s'empara de la capitale de Chu. Après avoir appris cette nouvelle, Qu Yan écrivit son dernier poème Huai Sha (Regretter Changsha) et se suicida le 5 du 5e mois lunaire en se jetant dans le fleuve Miluo. Selon la légende, après la mort de Qu Yuan, les gens du peuple de Chu affluèrent au bord du fleuve pour lui rendre un dernier hommage et les pêcheurs conduisant leurs bateaux firent des va-et-vient dans le fleuve pour chercher sa dépouille mortelle, mais sans résultat. Pour éviter qu'il fut mangé par les poissons, on jeta alors des boulettes de riz gluant et des œufs dans le fleuve. Un vieux médecin y versa même du vin de riz pour soûler les animaux aquatiques. Dès lors, la course de bateaux-dragon, les boulettes de riz gluant et le vin de riz sont devenus des us et coutumes populaires en Chine.

Chaque année, lors de la fête des Bateaux-Dragon, dans toutes les régions on organise une course de bateaux-dragon.Une fois le signal donné, les rameurs canotent de concert au son des tambours et les bateaux en forme de dragon avancent à toute allure vers le fil d'arrivée. La légende dit que ce jeu date du moment où l'on cherchait en bateau Qu Yuan, mais selon les recherches scientifiques, c'était une activité à la fois religieuse et divertissante à l'époque des Royaumes Combattants (475-211 av. J.-C.). Depuis des millénaires, ce jeu s'est popularisé non seulement dans les diverses régions de Chine y compris Taiwan et Hongkong, mais s'est introduit également au Japon, au Vietnam et dans d'autres pays voisins voire en Grande-Bretagne. A présent, il est devenu un sport nautique traduisant à la fois la tradition populaire et la modernité. En 1980, la course de bateaux-dragon a figuré sur la liste des épreuves de compétition sportive nationale de la Chine. La Coupe Qu Yang de course de bateaux-dragon est organisée chaque année.

Lors de la fête, on n'oublie pas encore de manger des gâteaux triangulaires  
de riz ou de millet glutineux, enveloppés de feuilles de roseau ou d'autres plantes. Selon des documents historiques, cet aliment est apparu pendant la période des Royaumes Combattants. Avec le temps, ses variétés se sont multipliées, par exemple le gâteau de jujubes, de purée d'haricots rouges, de jaune d'œuf, de jambon ou farci de porc. Dès le début du 5e mois lunaire de chaque année, beaucoup de familles commencent à faire tremper du riz glutineux dans l'eau, laver des feuilles de roseau et faire des gâteaux triangulaires. Dans les magasins de produits alimentaires, on peut trouver davantage de variétés de gâteaux. La coutume chinoise de manger des gâteaux triangulaires de riz glutineux s'est répandue en Corée , au Japon et dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est.

Pendant la fête, les mères doivent confectionner pour leurs enfants des sachets à parfum dans lesquels elles remplissent des plantes aromatiques et médicinales. Les sachets sont enfilés par un fil de soie et portés au cou des enfants ou accrochés au vêtement. Ces gracieux ornements ont encore pour effet d'exorciser les démons et dissiper la maladie.

Soirée du 7 de la 7e lune

Le 7 du 7e mois lunaire (environ en août) marque une fête traditionnelle romantique.

En plein été, la chaleur règne sur la terre, les arbres et les herbes dégagent un  
doux parfum. Le soir, les étoiles étincellent dans le ciel ; une voie lactée s'étend du nord au sud et on trouve une étoile brillante à chacun de ses deux côtés, voilà l'Altaïr et la Véga. Les deux étoiles ont un lien avec la tragédie d'une tisserande et d'un bouvier dans une légende qui se répand depuis des millénaires...

Il y a longtemps, un jeune bouvier honnête perdit ses parent dès son enfance et fut chassé de la maison par sa belle-sœur. Il cultivait laborieusement la terre tout seul. La Tisserande, une fée, tomba amoureuse de lui. Un jour, elle vint furtivement dans le monde humain pour devenir sa femme. Dès lors, le mari travaillait aux champs et la femme tissait des toiles à la maison. Plus tard, ils eurent un fils et une fille. Ils menaient une vie heureuse. Malheureusement, cette situation fut découverte par l'empereur céleste. Ce dernier renvoya immédiatement l'impératrice Wang au monde humain pour ramener la Tisserande au Ciel. Quand sa femme fut emmenée, le bouvier courut après elle avec l'aide d'un bœuf sacré en amenant ses enfants. Quand il s'approcha de sa femme, l'impératrice Wang traça avec son épingle à cheveux une ligne devant lui, qui devint une rivière céleste. Le bouvier et sa femme furent séparés par la rivière. Désespérés, ils pleurèrent douloureusement. Leur amour fidèle toucha les pies. Des milliers et des milliers de pies se rassemblèrent sur la rivière, formant un pont. Le bouvier et la Tisserande purent donc se retrouver. Touchée de cette scène, l'impératrice Wang autorisa les deux amants à avoir un rendez-vous sur le pont de pies le soir du 7 du 7e mois lunaire de chaque année. Voici comment la Soirée du 7 de la 7e lune est née.

   
Selon des experts, cette fête remonte à la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220). Des documents de la dynastie des Jin de l'Est (317-420) en ont fait mention. Dans des documents de la dynastie des Tang (618-907), on a inscrit la scène où l'empereur Taizong et ses impératrice et concubines dînaient ensemble dans le palais impérial le soir du 7 du 7e mois lunaire. Sous les dynasties des Song (960-1279) et des Yuan (1206-1368), il y avait dans la capitale un marché spécial pour la Soirée du 7 de la 7e lune. A l'approche de la fête, le marché était très animé. C'était une des fêtes favorites des Chinois durant les temps anciens.

Aujourd'hui, certains us et coutumes liés à la Soirée du 7 de la 7e lune se  
maintiennent encore dans les campagnes, mais dans les villes, ils se sont affaiblis et ont même parfois disparu. Malgré tout, la légende sur l'amour fidèle du Bouvier et de la Tisserande demeure toujours dans le cœur du peuple. Ces dernières années, beaucoup de jeunes dans les villes chinoises considèrent le jour en question comme la fête de l'Amour. Ce jour-là, le marché aux fleurs, les bars et les magasins voient leurs affluences augmenter.
 
Fête de la Mi-Automne

La fête de la Mi-Automne arrive en Chine le 15 du 8e mois lunaire (environ en octobre).  
    
Elle remonte très loin dans l'histoire de l'empire du milieu. En Chine antique, il y avait le système d'hommage au soleil au printemps et à la lune en automne. Dans les documents de la dynastie des Zhou (environ 11e siècle-256 avant notre ère), on peut trouver des inscriptions sur la « mi-automne ». Plus tard, imitant ces inscriptions, les nobles et les hommes de lettre admiraient la pleine lune, lui rendaient hommage et lui exprimaient leurs sentiments dans la nuit de la fête de la Mi-Automne. Cette coutume s'est transmise parmi le peuple. Elle est devenu progressivement une tradition. Vers la dynastie des Tang (618-907), la fête de la Mi-Automne est devenue régulière ; à l'époque des Song (960-1279), elle était solennelle ; et sous les dynasties des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1911), elle est devenue l'une des principales fêtes en Chine.  

L'origine de cette fête? Selon des légendes, dans la haute antiquité, il y avait dix soleils dans le ciel. La chaleur torride détruisit les jeunes pousses de céréales et le peuple croupissait dans la misère. Un héros herculéen du nom de Hou Yi monta au sommet du mont Kunlun. Il tira à l'arc neuf soleils et ordonna au dernier soleil de se lever et de descendre régulièrement tous les jours. Grâce à ses exploits héroïques, le peuple commença à mener une vie heureuse, le respectait et lui vouait une affection respectueuse. Beaucoup de gens venaient le reconnaître pour maître. Peng Meng en était un.

La belle femme de Hou Yi s'appelait Chang E. Un jour, Hou Yi alla au mont Kunlun pour visiter son ami. En route, il rencontra l'impératrice Wang céleste. Cette dernière lui donna un sachet de remède miraculeux en lui disant qu'après avoir pris ce remède, on pourrait devenir immortel. Hou Yi refusa de se séparer de sa femme et lui remit le remède. Chang E cacha le remède dans une boîte, mais Peng Meng s'en aperçu.  

Un jour, Hou Yi sortit de la maison. Profitant de cette occasion, Peng Meng, une épée dans la main, força Chang E à lui donner le remède. Face à la menace, Chang E n'avait d'autres choix que d'avaler le remède. Résultat, elle s'envola et et rejoignit la lune tandis que Peng Meng s'enfuit.

En rentrant chez lui, Hou Yi se prolongea dans une affliction extrêmement profonde. Il cria sans cesse au ciel le nom de sa femme. Puis, il aperçut étonnamment que ce soir la lune était particulièrement claire et brillante et qu'il y avait une silhouette ressemblant à Chang E qui remuait dans la lune. Il courut de toutes ses forces après la lune, mais ne put l'attraper.

Hou Yi pensait à sa femme tous les jours surtout dans la nuit. Il installa dans le jardin derrière la maison une table à encens sur laquelle il mit des sucreries et des fruits que Chang E aimait manger, pour exprimer la nostalgie de sa femme dans la lune. Après avoir appris cet événement, les villageois mirent aussi en place une table à encens pour prier Chang E de bénir leur bon augure et leur bonheur. Dès lors, présenter ses vœux à la lune en mi-automne est devenu une coutume populaire qui s'est transmise jusqu à nos jours.

Les us et coutumes liés à la fête de la Mi-Automne varient selon les différentes régions. Mais exprimer son amour profond pour la vie et l'aspiration à un bel avenir est une tradition commune. A présent, admirer la pleine lune et manger des gâteaux de lune sont les principales traditions de cette fête.  

La fête de la Mi-Automne tombe le 15 du 8e mois lunaire, en saison d'automne lorsque les cultures sont moissonnées, les fruits sont mûres et le temps est agréable. Lors de la fête, les membres de la famille ou les amis se réunissent à une table placée dans une cour pour admirer la lune lumineuse, en bavardant et en dégustant des gâteaux et des fruits. Dans les sites pittoresques, les activités de fête sont plus riches et variées.
 
Fête du Double Neuf
   
La fête du Double Neuf a lieu au 9e jour du 9e mois lunaire (environ en octobre). Selon le YI Jing, livre ancien et mystérieux, 6 est un chiffre yin et 9 un chiffre yang. Le 9e jour du 9e mois signifie deux chiffres yang. De plus, les deux « 9 » ont une même prononciation en chinois que le mot « longévité ». Ainsi, les ancêtres chinois pensaient que c'était un jour propice qui méritait d'être célébré.

Gravir la colline le 9 du 9e mois lunaire pour s'écarter des épidémies est une coutume transmise depuis l'antiquité. D'où son autre appelation : la « fête où l'on gravit les hauteurs ». Plusieurs poèmes anciens ont donné une description de la montée de la montagne. Aujourd'hui, quand la fête arrive, beaucoup de personnes vont gravir les montagnes.

Ce jour-là, on a coutume de manger des gâteaux « double yang ». Le mot «  
gâteau » et le mot « montée » sont en chinois homonymiques. Leur prononciation est considérée favorable, car elle est interprétée comme « progresser davantage encore ». Parmi les autres gâteaux variés, le gâteau neuf-feuilles ou en forme de pagode est le plus recherché.

Depuis l'antiquité, les Chinois adorent le chrysanthème. En automne, les chrysanthèmes variés s'épanouissent et rivalisent de splendeur. La fête du Double Neuf est justement une bonne occasion d'admirer les chrysanthèmes. Ce jour-là, on boit aussi du vin fait de chrysanthème. Dans les temps anciens, les femmes aimaient mettre une fleur dans leurs cheveux, des branches et des feuilles étaient aussi suspendues aux portes et fenêtres pour chasser les démons.
   
En 1989, le gouvernement chinois a rendu officiellement le 9 du 9e mois lunaire la fête des personnes âgées. Ce jour-là, les organismes administratifs, organisations populaires et bureaux de quartiers résidentiels organisent pour les retraités des excursions en montagne, l'admiration des paysages d'automne dans des sites pittoresques ou encore des activités sportives. Beaucoup de familles offrent également aux aînés un cadeau ou les accompagnent pour faire une promenade.

Jour de solstice d'hiver

Il y a plus de 2 500 ans, à l'époque des Printemps et Automnes (770-221 av. J.-C.), la Chine a déterminé avec le cadran solaire primitif le solstice d'hiver. C'est la première partie qui fut déterminée parmi les 24 périodes de l'année climatique. Elle se situe entre les 22 et 23 décembre.
Lors du jour de solstice d'hiver, la journée est la plus courte et la nuit la plus longue dans l'hémisphère Nord. Après ce jour, les journées deviennent plus longues et l'aspect yang se rehausse, débutant un nouveau cycle. Il est donc considéré en Chine comme un jour favorable.

La célébration du Jour de solstice d'hiver date de la dynastie des Han (206  
av. J.-C.-220). Elle est devenue régulière sous les dynastie des Tang (618-907) et des Song (960-1279). Sous la dynastie des Han, le solstice d'hiver a été considérée comme la fête d'hiver et une cérémonie de célébration officielle devait être organisée chaque année. Ce jour-là, les fonctionnaires bénéficiaient d'un jour de congé, l'armée restait sur place, la passe frontalière était fermée, les boutiques restaient fermées et les amis se rendaient visite, en offrant mutuellement un cadeau. Sous les dynastie des Tang et des Song, les gens du peuple offraient ce jour-là un sacrifice aux ancêtres et présentaient leurs meilleurs vœux à leurs parents. L'empereur participait, lui, à la cérémonie du culte au Ciel organisée dans la banlieue de la capitale. Dans les documents de la dynastie des Qing (1644-1911), on lisait cette inscription : « le solstice d'hiver est plus important que la fête du Printemps ». Cela montre que les ancêtres attachaient une grande importance au Jour de solstice d'hiver.

Lors du solstice d'hiver, on a coutume de manger des huntun (soupe de petits raviolis) dans certaines régions du nord de la Chine et des raviolis dans certaines autres régions. Ces repas permettaient aux gens de ne pas craindre le froid ; dans le sud, on mange des haricots rouges cuits afin de chasser les épidémies et les démons ou des tangyuan (boulettes de riz glutineux fourrées). Les tangyuan peuvent aussi être offerts comme offrandes aux ancêtres ou comme cadeau aux amis. Dans la province de Taiwan, la tradition d'offrire des gâteaux neuf-feuilles aux ancêtres le jour de solstice d'hiver s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui ; des offrandes peuvent aussi être des gâteaux de farine de riz glutineux en forme de coq, de canard, de tortue, de cochon, de bœuf ou de mouton, cuits à la vapeur. Ce jour-là, les gens d'un même clan se rassemblent dans le temple des ancêtres du clan pour se prosterner, selon l'ordre de leurs générations, devant les tablettes des ancêtres. Après la fin des rites, ils festoient ensemble.
 

   
 
 

 


 






 


 




Afrique-Chine - Relations sino-africaines : Information, Réflexions, Etudes et Stratégies


La Chine en Bref


Données générales

Politique

Economie

Education & science

Culture

Géographie

Ethnies

Réligions

Fêtes traditionnelles

Histoire

Dossiers du pays
Doing Business in Africa

Affaires & Investissements en Afrique


Business & investissement en Afrique



Doing Business in China

Investir en Chine

IPR Protection & Technologie transfer

Transfer Pricing in China

Representative office

Equity Joint Venture

Wholly foreign owned enterprise
Affaires & Investissements en Afrique

Doing Business in Africa


Investir en Afrique
Doing Business in Africa


Envoyez nous vos articles et documents pour publication sur www.afriquechine.net

Affaires & Investissements en Afrique


Envoyez nous vos articles & Documents




Forum sur la Coopération   Sino - Africain



Le Forum en bref

Pays membres du Forum

1ère Conférence (Beijing2000)

2e Conférence(Addis-Abéba 2003)

Date de création du Forum et Mécanisme de suivi

Déclaration de Beijing (2000)

Plan d'action d'Addis-Abéba(2003)

Programme de coopération sino - africaine sur le développement économique et social (Beijing 2000)




Le Sommet de Beijing 2006
(Dossiers)

Chefs d'Etat et de gouvernement africains présents au Forum

Discours du président chinois à la cérémonie d’ouverture

 Déclaration du Sommet de Beijing (2006)


Dossier




Rejoignez le réseau « afriquechine.net »

Doing Business in Africa

Affaires & Investissements en Afrique

Affaires & Investissements en Afrique

Doing Business in Africa


Envoyez nous vos articles et documents pour publication sur www.afriquechine.net

Doing Business in Africa



À LIRE AUSSI : XVIIIe CONGRÈS DU PCC

Le XVIII e congrès du Parti communiste chinois
Le PC chinois clôt son 18e congrès
Le congrès du PC et les enjeux de la transition

Comment sont choisis les dirigeants chinois
Hu Jintao met en garde contre la corruption

En plein congrès du Parti, une pluie de bons chiffres économiques
En 2016 la chine deviendra 1ère puissance mondiale

Face aux Etats-Unis, la Chine ne cherche pas l'hégémonie

Un congrès décisif pour la prochaine décennie
Xi Jinping, futur leader chinois, devra gérer une Chine au bord de l’explosion

Xi Jinping, retour en grâce d’un «ennemi du peuple»

La Chine arrivera-t-elle à changer de modèle économique?

Avant son départ, Hu Jintao pointe les menaces de corruption en Chine

«On va vers une politique plus brutale qu’avant»

Etat de droit en Chine : la présidence Hu Jintao, une décennie pour rien ?

A Pékin, le pouvoir est pris d’une crise aiguë de parano

«Les Chinois sont demandeurs de réformes politiques»

La Chine change de têtes, pas de visage

En chine, les rivalités explosent en scandales
Wen Jiabao réfute l’enquête du New York Times

Révélations gênantes sur la fortune des proches du Premier ministre

Un accident de Ferrari déclenche un nouveau scandale au sommet

Pékin s'apprête à promouvoir le successeur de Bo Xilai

La gauche du PCC défend Bo Xilai menacé d'exclusion du parlement

Bo Xilai définitivement exclu du comité central du PC chinois

Bataille au cœur du pouvoir avant la désignation à l'automne : Bo Xilai exclu du comité central du PC chinois

Bo Xilai, la chute d'un prétendant au pouvoir



Le XVIII e congrès du Parti communiste chinois


www.afriquechine.net






 
 
Afrique-Chine, Relations sino-africaines: Information, Réflexions, Etudes et Stratégies
Afriquechine.net - les relations sino-africaines et la géopolitique chinoise sur le net: information, réflexions, études et stratégies - Afriquechine.net


 Affaires & Investissements en Chine  « www.afriquechine.net »

afriquechine.net     -      Afrique - Chine      -       www.afriquechine.net     Le rendez-vous des relations Sino-Africaines sur internet: Information, Réflexions, Etudes et Stratégies...       Tout sur la coopération entre la Chine et l'Afrique..




Accueil Pays



» Actualité » Afrique du Sud
» Érythrée » Malawi » Seychelles

» Politique » Algérie » Éthiopie » Mali » Sierra Leone

» Economie » Angola » Gabon » Maroc » Somalie

» Education » Bénin » Gambie » Mauritanie » Soudan

» Histoire » Botswana » Ghana » Mozambique » Soudan du Sud

» Culture » Burkina Faso » Guinée » Namibie » Swaziland

» Diplomatie » Burundi » Guinée Équatoriale » Niger » Tanzanie

» Forum sino-africain » Cameroun » Guinée-bissau » Nigéria » Tchad

» Géopolitique » Cap-Vert » Ile Maurice » Ouganda » Togo

» Chine - ONU » Comores » Kenya » Rép. Centrafricaine » Tunisie

» Chine - USA » Congo -Brazzaville
» Lesotho » RD Congo » Zambie

» Chine - Europe » Côte d'Ivoire » Libéria » Rwanda » Zimbabwe

» Chine - Russie » Djibouti » Libye » SaoTomé-et-principe

» Chine - Asie » Égypte » Madagascar » Sénégal » Chine

Qui nous sommes     |     Nous contacter     |     Conditions d'utilisation
Copyright © www.afriquechine.net Mouzemou Gelase Ulrich Tous droits réservés.